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Forum NC18 - Contient de la violence et de l'érotisme.
 
Ça y est, l'hiver est bel est bien installé ! Il fait froid dans la ville et il faut donc penser à se couvrir, même si quelques journées
semblent plus douces que d'autres. Les fêtes de fin d'année sont passées et une nouvelle année débute à Kyushu !
Après pourtant de douces années de tranquillité maintenant par les Justiciers, les inquiétudes planent à nouveau sur la ville.
Des gens disparaissent, des cadavres sont retrouvés. Une nouvelle drogue fait son apparition sur le marché. Plus puissante, elle
mène cependant à la mort. Est-ce le Lycoris Sanglant qui est à l'origine de cette drogue ? Non... Quelque chose de pire se prépare...
Alors ?

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Ewong Black, pour vous re-servir

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Race : Thérianthrope scellé - couleuvre à ventre rouge du Nord
Date d'inscription : 13/03/2018
Orientation sexuelle : Pansexuelle
Masculin
Messages : 10
Emploi : Gigolo du Host-club
Humeur : Joyeux
Dominance : Ambivalent
Théri' scellé qui dort ✘
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Ewong Black
Théri' scellé qui dort ✘
Mar 13 Mar - 17:53

Ewong Black


Ewong :
Nom : Black
Surnom : /
Date de naissance : 16 avril
Âge: : 26 ans
Sexe : Masculin
Origines : Americano-coréen
Nationalité : Japonais
Orientation sexuelle : Pansexuel
Emploi : Gigolo du Host-club
Groupe : Crépuscule
Ascendances : Thérianthrope scellé - couleuvre à ventre rouge du Nord (Storeria occipitomaculata occipitomaculata) - petit gabarit

Identification


Goût :
Depuis que j’ai essayé, la drogue est devenue pour moi un moteur vital. Si j’en parle au singulier, c’est parce que, quelles qu’elles soient, elles ont pour moi la même finalité : me faire me sentir bien. J’avoue avoir un penchant pour l’opium, long à préparer, mais au résultat onirique sans comparaison avec ce qu’on peut trouver à consommer. Ce que j’aime d’autre ? Je suis accro au sexe et à la douleur, deux autres de mes « drogues » que j’aime combiner. J’ai appris à m’accepter grâce à ça, et je ne me suis jamais lassé de l’extase que je ressens quand je couche avec quelqu’un - homme ou femme, aucune importance pour moi - ou quand je me perds dans le plaisir différent mais tout aussi intense de la douleur. Dans les deux cas, j’aime ce qui se passe, j’aime mon corps, et je me sens si vivant que j’ai envie d’avoir un futur pour me sentir si bien de nouveau. Non pas que j’y consacre ma vie, mais je ne peux pas m’en passer, tout ça embellit mon quotidien.

Mais bien que j’aime avoir mal, je ne supporte pas les hôpitaux. Je n’ai jamais eu à y aller à cause d’un amant trop violent qui m’aurait cassé quelque chose, mais même si c’était le cas, je refuserais d’y aller. Trop de mauvais souvenirs, tout ce que je hais le plus de mon passé est renfermé entre ces murs trop blancs, ces blouses trop blanches, et ces mains gantées qui vous retirent une partie de vous-même. Vous allez comprendre…  

Je hais faire la cuisine. Parce qu’il le faut, je me sustente, mais c’est toujours du frugal. Les gens disent que c’est parce que je me drogue trop, et que je vais finir livide et squelettique, mais c’est faux. Certes j’ai très peu d’appétit, mais il faut que mon corps reste convenable pour mon travail, et ce n’est pas comme si je n’aimais pas me faire plaisir de temps en temps à grands coups de sucreries. Ou alors il faudrait que je me mette à manger les chiens. Je ne les aime pas, à me regarder parfois étrangement, ils me mettent plutôt mal à l'aise… Je ne suis pas leur inconditionnel ennemi, mais disons que passer le reste de ma vie sans en croiser un me ferait plaisir. Et puis quitte à avoir un animal de compagnie, je préférerais un chat. C’est mignon, mais indépendant aussi. Chacun peut s’apprécier sans dépendre de l’autre, et puis qu’est-ce qu’ils sont mignons…

Sinon, j’adore taquiner les gens, les faire tourner en bourrique, les critiquer lorsque j’estime que quelque chose ne va pas. J’ai l’habitude de dire ce que je pense, parfois un peu trop franchement certes, mais je ne vois pas pourquoi je garderai ma langue dans ma poche. Certains se plaignent en me disant langue de vipère, ils n’ont aucun sens de l’humour. C’est si drôle quand ça créé des embrouilles que je dirais que leurs commentaires ne me font ni chaud ni froid si je ne détestais pas autant le froid.

Caractère :
Que les choses soient claires, ce n’est pas parce que je me drogue que je suis quelqu’un d’asocial, avec une montagne de problèmes, le teint gris et tout. J’aime la vie, je suis simplement heureux d’être en vie alors que je l’ai presque vue m’échapper, et j’emmerde les gens qui passent la leur à essayer de lui trouver un sens. Je trouve que c’est un gaspillage sans nom, je préfère suivre mes envies, me faire plaisir, faire plaisir aux autres aussi, parfois. La vie est belle, alors voir que certains la rejette me fait une petite boule au ventre, et dans ces cas-là, c’est plus fort que moi, j’ai envie de les aider, de leur faire comprendre que la façon de voir les choses peut tout changer.

Parfois, on me dit que je suis fatiguant, à presque toujours sourire et être plein d’énergie mais… c’est pas une bonne chose ? J’ai un petit ralentissement lorsque j’ai froid, je peux aussi me montrer distant et glacial (faut pas déconner), mais sinon, j’aime aller vers les gens pour discuter ou rire avec eux, même juste passer un peu de temps en compagnie, quelque soit la manière. J’aime autant la souffrance physique que râler, taquiner, jouer avec les gens parfois à leurs dépens. Je sais que je ne suis pas parfait, donc je ne suis pas du genre à me mettre en colère lorsqu’on me dit mes quatre vérités, étant moi-même très franc.

Mon physique, haut en couleur, ne passe pas vraiment inaperçu, et ça me satisfait pleinement. J’ai dans l’idée d’être aussi pétillant que l’image que je donne, essayant de communiquer un peu de mon aura vitaminée. Mais ce n’est pas pour autant que je fais la commère à chaque coin de rue, non non non ! Un étranger pourrait me confier sa vie - bon, peut-être pas sa vie, en tous cas pas un étranger peut-être, mais je suppose que ça dépend de la situation - qu’il pourrait dormir sur ses deux oreilles. N’ayant qu’une parole quand je suis sérieux, je sais aussi bien tenir une promesse que ne pas oublier celles que l’on me fait. Bien que malheureusement, tout le monde ne les tient pas. Mais j’ai conscience que tout le monde est différent, et tente de m’adapter pour m’entendre avec le plus grand nombre.

Et n’écoutez pas ceux qui disent que je suis vilain, ils n’ont aucun sens de l’humour.

Physique :
Je mesure 1,71m pour 51kg. Inutile de me le dire, c’est trop peu, je sais, merci. Seulement, même si je mangeais jusqu’à m’en faire éclater la panse pour me remplumer, je ne serais pas aussi viril qu’un homme avec un poids normal. Parce que, voyez-vous, quand on naît hermaphrodite comme moi, on a un peu de mal avec la virilité. Donc oui, je suis particulièrement androgyne, et le pire, c’est que ça me plaît. Je ne dis pas que je raffole de mon corps, mais grâce à lui, j’attire toutes sortes de clients, et c’est parfait, parce que je suis du genre à accueillir tout le monde. Et là vous me dîtes « Non mais attend, Ewong. Tu viens de dire que tu étais hermaphrodite alors que tu es un homme. » Oui, bah exactement. J’étais. Maintenant, je suis un homme ; ou plutôt, j’ai perdu ma part féminine.

À propos de part féminine, je vous ai parlé de ma mère ? Non hein. C’est une très belle Coréenne. J’ai hérité d’elle la forme de mes yeux un peu allongés, des cheveux fins et lisses - mais les quelques mèches plus sombres sur le haut de mon crâne, c’est mon cru, ça -, et quelques traits du visage, déjà fins de part la particularité à ma naissance. De mon père, la couleur des yeux et des cheveux, autrement dit, gris et châtains. Ça change de ce que vous voyez, pas vrai ? J’ai commencé à me teindre la tignasse et mettre des lentilles de couleur il y a déjà quelques années, je sais plus exactement quand, mais c’était avant de me faire embaucher par le club d’hôte. Je trouve que le violet me va bien, et ce qui change de l’ordinaire attire les clients.

Et pourtant, cette excentricité mise à part, je m’habille plutôt sobrement, privilégiant le confort d’habits durables à toute une myriades de machins inutiles qui ne servent qu’à les rendre plus chers. Quoi ? Je parle que d’attirer les clients depuis tout à l’heure et c’est pas ça qui va me mettre en valeur ? Fufufu, parce que vous croyez vraiment qu'un hôte tel que ceux qu'on trouve dans le club n'ont pas leur tenue pour bien les lettre en valeur ? Rajoutez à tout ça presque toute la partie gauche de mon visage dissimulée sous mes cheveux, et c’est comme si vous m’aviez en face de vous.


Révélation



Histoire :
À maintenant 26 ans, j’ai du mal à remonter dans mes souvenirs, mais si vous voulez bien prendre un siège, je tâcherai de vous raconter mon histoire. Elle n’est pas des plus banales, et quand je vois où j’en suis actuellement, je me rends compte que j’ai fait un bon bout de chemin.

Prologue
L'amour peut parfois frapper terriblement loin, n'est-ce pas ? C'est ce que se répétait parfois Soo Mee, en pensant à son mari et elle. Tous deux ayant quitté leur pays à un moment, ils pensaient ne plus se revoir, mais un coup de foudre les a lié à jamais.

Elle, sublime mannequin coréenne, était en déplacement professionnel au Japon pour une série de shootings photo. Lui, Lawrence, aux yeux d'un gris qui reflétait le ciel, à la démarche à la fois douce et prédatrice, aux attentions terriblement craquantes, lui était directeur commercial américain venu négocier avec une entreprise immobilière nippone. C'est à un dîner d'entreprise où le hasard les a placés l'un à côté de l'autre qu'ils se sont connus, échangeant à travers l'anglais puisque seule Soo Mee avait des notions de japonais.

Ils se fréquentèrent le temps que leurs travaux les retenaient au Japon puis, sans même l'avoir prévu, entretinrent une relation épistolaire à la fois enflammée et sincère.

La distance les rendant malades, ils décidèrent de vivre ensemble. Après avoir longuement réfléchi s'il valait mieux que Soo Mee ou Lawrence aille rejoindre l'autre, ils se mirent d'accord : ils fonderaient leur foyer au Japon, où ils s'étaient rencontrés.

Soo Mee continua à travailler pour son agence tandis que Lawrence rejoignit la branche japonaise de son entreprise. Et ce qui avait l'air de n'être qu'un coup de tête dura tellement que les mariages (selon la tradition coréenne) pointèrent le bout de leur nez. Deux ans après, c'était au tour d'Ewong.

Chapitre I. Tout a un début...

Je suis né hermaphrodite vrai. C’est pas une blague, j’étais d’apparence autant une petite fille qu’un petit garçon, mais ça a toujours la norme pour moi, donc je ne comprenais pas pourquoi mes parents voulaient que je le cache. Pour ma part, je ne pensais pas que c’était une mauvaise chose. Étant moi-même assez difficilement identifiable à cause de ça, je me souviens que j’ai toujours parlé avec tout le monde, j’aimais avoir des amis variés, mais je n’en ai jamais laissé voir ce que j’étais. De même, j’étais plutôt populaire, ne repoussant personne car voyant en eux des amis potentiels. Par défaut, je me suis cependant toujours rangé du côté masculin : pour les jeux, les toilettes, etc. C’était plus commode, même s’il arrivait fréquemment - et arrive toujours - qu’on me demandait de quel sexe j’étais.

Seulement voilà, le corps humain est fait pour être mâle ou femelle, mais pas les deux comme moi. Fatalement, il y a eu un rejet dans mon corps. Un cancer des gonades, pour être plus précis. Durant mes premières années, mes deux sexes se sont développés normalement, comme ceux de n’importe quel autre enfant, mais à deux. Et à l’aube de mon adolescence, forcément, les hormones mâles et femelles ont commencé à se taper dessus pour voir qui allait gagner. Au final, c’est la chirurgie qui les a départagés, et moi j’ai juste douillé. Je m’affaiblissais progressivement et la douleur me labourait la chair de l’intérieur, comme si des braises brûlaient en moi. Il fallait faire quelque chose avant que la maladie me consume.

À 12 ans, une partie de mes organes sexuels a donc du être retirée pour éliminer le cancer, et l’épée de Damoclès est tombée sur le système reproductif féminin. Quand je me suis endormi à l’hôpital, sous morphine et le masque sur mon visage, j’étais hermaphrodite ; à mon réveil, j’étais un homme. C’était aussi simple que ça, et je savais ce qui m’attendais, mais constater la disparition d’une moitié de mon être m’avait bouleversé.

Le lendemain de l’opération, je me souviens que mes parents étaient restés tous les deux avec moi jusqu’à ce que je m’endorme. Cela faisait si longtemps qu’ils ne l’avaient pas fait que je crois que ce moment restera à jamais gravé dans ma mémoire. J’étais sorti d’affaire, sur mon lit d’hôpital, et ils étaient là, à mon chevet, avec une sorte d’inquiétude dans le regard que je ne comprenais pas. Fatigué, je ne saisissais pas ce qu’ils me disaient, et j’avais pourtant l’impression que c’était quelque chose d’important.

Des jours durant, j’ai passé des heures à m’observer dans une glace et à découvrir à tâtons mon nouveau corps. Je le haïssais, et je crachais sur cette connerie d’ « identité sexuelle définie » avec laquelle tout le monde me bassinait. Je ne voulais pas être un homme, je voulais redevenir moi. Mais comme c’était impossible, j’ai commencé à déprimer lamentablement sur cette perte. Manger m’écœurait, et je refusais de nourrir ce corps contre-nature qui n’était pas le mien. Alors je m’affaiblissais, et parce qu’il le fallait, je mangeais le minimum, ce qui me dégoûtait, et ainsi de suite. J’ai fini par trouver un équilibre au bout de quelques semaines. Enfin, façon de parler, disons que j’arrivais à me sustenter suffisamment pour ne pas m’écrouler après un peu d’effort, malgré une faiblesse persistante. Mais je ne pouvais toujours pas me résoudre à accepter ce que j’étais devenu - à m’accepter donc. Je fuyais les miroirs, les reflets, tout ce qui me rendait mon image, même si les stigmates de mon cancer ne se voyaient pas. Le savoir suffisait largement à me faire serrer les dents, et penser aux quelques cicatrices - bien que les chirurgiens ont fait de l’excellent boulot en laissant peu de marques - me faisait me sentir étranger à mon enveloppe.

Mes très chers parents, qui m’avaient soutenu comme ils le pouvaient en voyant l’état dans lequel l’opération m’avait mis, pensaient que mon hermaphrodisme était le fait d’ancêtres dont les gènes récessifs transmis avaient refait surface avec moi. Ils m’ont expliqué ça un soir, après l’hôpital, pour que je comprenne bien que mon cas n’était pas normal, et qu’il était dans l’ordre des choses que je sois devenu un garçon.

Mes cheveux, qui avaient du être rasés, repoussaient, et quand j’eus un duvet sur la tête, je retournai à l’école. C’était pourtant pas de gaieté de cœur, et je sentais des regards lourds s’attarder sur mon visage maigre et fatigué. Il faut dire que j’étais fatigué, moi aussi. J’étais peut-être sorti un peu trop tôt ? Quoi qu’il en soit, alors que j’espérais trouver un peu de réconfort dans mes amis, je les voyais s’éloigner de moi, quelques-uns sans n’avoir jamais compris pourquoi puisqu’on était très liés, les autres parce que mon état leur faisait peur, apparemment. Ah. Et ma peur à moi, je n’avais personne à qui la confier, donc je la gardais enfouie, quitte à me faire dévorer par elle.

Chapitre II. ...et une fin.

Sans savoir pourquoi, donc, je voyais certains de mes anciens amis s’éloigner de moi, comme s’ils ne me trouvaient plus intéressant. Dans le même temps, des effets secondaires de mon opération apparurent. Ma mémoire était par moments un peu défaillante, mais étrangement, c’était toujours lorsque j’étais avec ces anciens amis en particulier. J’en avais sérieusement marre de pas pouvoir tourner la page, que tout autour de moi me rappelle à quel point ma vie s’était dégradée. Tout ce que je souhaitais, c’était un peu de paix, de tendresse et, surtout, penser à autre chose. À la maison comme à l’école, cependant, tout me rappelait ce que je voulais oublier C’est donc tout naturellement que j’ai décidé de traîner dehors dans mes moments libres, histoire d’être seul ou de ne croiser que des gens qui ne savaient rien de moi.

Ça a commencé avec de simples balades, je prenais l’air - qui commençait à fraîchir - et profitais de quelques moments de quiétude. Mais à chaque fois que je rentrais chez moi, mes parents m’assaillaient de questions, ce qui m’ennuyait profondément. Heureusement, j’ai bien vite rejoint un groupe d’inconnus, des jeunes plus âgés que moi, qui m’abordèrent en disant qu’ils me voyaient régulièrement cheminer seul. D’abord sceptique, j’ai fini par rejoindre leur bande, eux qui m’avaient ouvert les bras. En plus, ils m’apprenaient la vie dans les rues, me faisaient découvrir des endroits que je connaissais pas, et m’apportaient de la chaleur la nuit, lorsqu’on était regroupés. Une fois, l’un d’eux me proposa un joint en me disant que ça me ferait voyager. J’ai accepté par curiosité, puis par goût, puis par habitude, puis par dépendance. Entre temps, ils m’avaient fait essayer l’opium, les fixes à ingérer, fumer, sniffer, piquer, inhaler. Je crois avoir découvert à peu près tout ce qui se faisait, dévoré par la curiosité de connaître ce nouveau monde nocturne.

Les semaines, puis les mois, passaient, de plus en plus supportables, et les drogues que je prenais contribuaient à calmer mon dégoût de moi-même et ma douleur. Mes parents finirent par se rendre compte que quelque chose n’allait pas, soupçonnant mes sorties d’avoir quelque chose avec ma maigreur et mes cernes. Alors arriva ce qui devait arriver, et ils serrèrent la vis, me privant d’argent de poche et surveillant le leur, en plus de me demander de faire attention à mes fréquentations et limiter mes sorties permises. Malgré mon jeune âge, je voyais bien que j’étais devenu accro, et j’avais même mes préférences pour ce qui se fumait, mais je ne voulais pas décrocher. Je m’en fichais de ma santé, de mon pognon, je voulais rester à ma place avec mes quelques amis et mon univers dans le quartier mal famé de Kyushu.

Mais à 14 ou 15 ans, j’ai eu un gros soucis : j’étais à sec pour m’acheter ma dose. Inutile de demander aux parents, et mes potes étaient déjà juste pour se payer les leurs. L’un d’eux me conseilla d’aller voir un dealer qui pourrait trouver un arrangement. Je ne me le fis pas dire deux fois, et retrouvai le mec en question afin de me procurer par mes propres moyens ce dont j’avais besoin. Arrivé au point de rendez-vous, je tombai sur un homme dans la vingtaine qui, après avoir écouté mon soucis, me proposa de le payer en nature. J’acceptai sans hésiter.

C’est donc dans une ruelle que j’offris ma première fois, afin que nous deux puissions assouvir nos envies mutuelles. Eh bien, la douleur assez rapidement passée, je dois avouer que j’adorais ça. Non seulement c’était un moyen simple et gratuit d’obtenir ce que je voulais, mais en plus, ça faisait circuler une chaleur nouvelle dans mon corps et surtout, je redécouvrais mon côté féminin perdu à cause du cancer. Je me sentais comme en ébullition, et je voulais plus de cette sensation qui me faisait tant de bien. C’est ainsi que mon cher dealer se laissait aussi aller et devenait plus violent lors de nos rapports, donc plus chaud. J’étais parfois défoncé, parfois pas, et je voyais l’acte et la violence qui l’accompagnait comme un autre échappatoire à la réalité. Sans compter que plus je m’y habituais, plus je me rendais compte que j’aimais ça et je m’étonnais moi-même de pouvoir reculer mes limites. Me faire fustiger ne me procurait pas seulement de la douleur, mais bien plus, et mon corps ployant sous les coups et le plaisir devenait plus acceptable à mes yeux.

C’est donc tout naturellement que j’ai choisi la voie de la facilité. J’ai peu à peu délaissé les cours pour me réchauffer dans les bras d’inconnus, quels qu’ils fussent. Que je passe la nuit dans leur lit ou non, je finissais parfois avec quelques billets en poche sans avoir rien demandé. Mais j’aurai été bête de refuser cet argent gagné en me faisant plaisir, et j’ai fini par me perdre là-dedans, finissant par aller jusqu’au bout et me vendant pour assouvir les envies ou les phantasmes sadiques de perverses ou pervers. Au final, ça me prenait trop de temps pour poursuivre les études en même temps, c’est donc devenu mon activité à plein temps. Et comme je n’aimais pas voir mes parents se lamenter que leur fils avait des soucis, avait mal tourné, et j’en passe, j’ai tenté comme j’ai pu de les rassurer et je suis parti du domicile familial. Je dormais chez des amis qui m’hébergeaient à tour de rôle, les aidant à payer le loyer avec ce que je gagnais, même si je faisais passer les dépenses pour la drogue d’abord.

Mon physique androgyne plaisait, je le voyais, et je poussai alors le jeu en me teignant les cheveux en violet, puis j’ai mis des lentilles de la même couleur. Ça m’a tellement plu que je ne me montre plus que comme ça maintenant, et seuls ceux qui me connaissent depuis assez longtemps savent à quoi je ressemble au naturel. Mais je n’arrivais pas à mettre assez de côté pour me payer un chez-moi, et je dormais certains soirs dans la rue, comme un chien. Jusqu’au jour d’automne où un homme dans la trentaine s’est intéressé à ce chien maigre et frigorifié que j’étais pour le réchauffer un peu.

Chapitre III. Mais plus tard, la fin.

Je ne sais pas s’il avait entendu parler de moi, mais il me proposa un boulot en tant qu’hôte dans le club qu’il avait récemment repris. Autant dire que j’ai sauté sur l’occasion et ai saisi la main qu’il me tendait métaphoriquement. Quelque part dans mon cerveau, je réalisais petit à petit ce qui se passait. J’allais avoir un vrai boulot, rangé, avec un salaire, une place à moi, et je ne serais plus obligé de squatter à droite à gauche ni de ne pas savoir où dormir. J’y voyais aussi l’occasion d’être payé à faire ce que j’aimais faire tout en restant libre de faire ce que je voulais. Sans compter que je me suis vite mis à réellement apprécier ce job.

J’ai aussi appris à apprécier mon sauveur, Hatori Cross. Hormis son sens des affaires, il avait aussi le physique pour lui, étonnement bien conservé pour sa presque quarantaine. Il dégageait une assurance et un charisme qui eurent tôt fait de me troubler. Je l’admirais, et je me baignais de sa chaleur lorsqu’il lui prenait l’envie de se servir de mon corps pour assouvir ses pulsions. Assez vite, je le suis rendu compte qu’il occupait mes pensées, le jour comme la nuit, et je le laissais envahir mon esprit avec le désir de vite le revoir. Malgré les relations diverses et variées que j’ai pu avoir auparavant, il a été le premier que j’ai réellement aimé, et les moments où il décidait de coucher avec moi pour son plaisir furent les meilleurs de ma vie. Et grâce à lui, j’envisageais mon futur avec une sorte de sérénité aventurière, mon bonheur était tel qu’il m’effrayait parfois. C’est pourquoi je me contentais parfaitement des moments où il choisissait, qu’importe qu’il prenait ses autres employés aussi, tant que j’étais avec lui, je pouvais tout supporter.

Jusqu’à ce que je le surpris avec un autre gigolo, Tora Sugure pour ne pas le nommer. Je savais qu’il assouvissait ses envies sur les autres aussi, mais lorsque je les ai vus… Ce n’était pas le fait qu’ils le faisaient qui me dérangeait, mais Hatori, mon Hatori que j’aimais, lui faisait l’amour comme je rêvais qu’il me le fasse. Ce qui s’est passé à cet instant dans ma tête reste assez brouillon, mais je sais qu’ils ne m’avaient pas remarqué. Toutes sortes de sentiments m’assaillissaient. Mon cœur se fissurait de tous côté, me brisant de l’intérieur, tandis que je réalisais peu à peu que mon amour ne trouverait jamais de réponse, puisque mon aimé était déjà à quelqu’un d’autre. Je revoyais encore et encore leurs visages, leurs expressions, et je me disais que ça aurait dû être moi à la place de mon collègue. C’est MOI qui l’aimait ! Pourquoi est-ce que ce n’était pas MOI dans ses bras tendres et chaleureux ? Chacune de mes larmes était une question sans réponse. Ce n’était pas juste, et moi j’étais vraiment trop con, c’est ce que je me répétai en boucle en réussissant enfin de ce lieu infernal. Pourquoi Tora, pourquoi pas moi ? Je l’aimais, alors pourquoi pas moi, hein ? Qu’est-ce que j’avais fait de mal, qu’est-ce que Tora avait de plus que moi ?

Pour continuer dans la stupidité des sentiments, je me suis naturellement mis à envier Tora, le jalouser tellement que je sentais mon cœur noircir, et j’ai fini par le haïr, lui qui m’avait volé l’objet de mes plus purs sentiments. Je repensai encore à la scène, et j’avais l’impression qu’il me narguait. Mais heureusement, j’ai pu me changer les idées avec un client qui passa pas mal de temps avec moi. Un client comme beaucoup d’autres, mais qui tombait à point nommé. Après avoir fini avec lui et fumé un joint, j’ai pas mal réfléchi. J’aimais Hatori, et lui non, c’était aussi simple que ça. Il éprouvait des sentiments pour un autre que moi, c’est tout. Ça arrive, mais ça m’avait fait un tel choc que j’avais eu envie de me faire du mal pour moins ressentir la douleur en moi. Mais bref, inutile de revenir dessus. Mon amour ne serait jamais réciproque, alors il me fallait l’abandonner, et aller de l’avant, comme j’ai toujours fait. C’était dur, mais il le fallait, parce que je ne voulais pas rester des lustres à me morfondre sur mon sort qui n’avait jamais tué personne.

Le lendemain, j’embêtais ma victime préférée, ce charmant collègue de Dake, et recommençais à sourire en le taquinant. Il avait l’habitude, et puis ce n’est pas comme si j’étais méchant avec lui. Il va parfois se plaindre à sa « nounou », mais qui aime bien, châtie bien, non ? Certaines mauvaises langues disent que je le persécute, je ne vois pas de quoi ils parlent…

Aujourd’hui, l’eau a coulé sous les ponts, et l’amour que j’éprouvais pour mon boss, mon sauveur, s’est dissipé. Cependant, comme je ne suis tombé amoureux de personne depuis, il m’arrive encore d’être troublé en sa présence, surtout lorsqu’on discute et que j’entends sa voix chaude sortir de ses lèvres désirables. Parce que oui, même si je ne suis plus amoureux de lui, j’aime toujours son corps ~

Épilogue
Pauvre Ewong, pauvre petite chose. Il a tellement oublié, on l'a plus effacé qu'il ne s'en souvient. Ses parents supposant que son hermaphrodisme était les effets secondaires de certains thérianthropes androgynus dans ses ancêtres, ils voulurent à tout prix éviter qu'une situation similaire se reproduise dans les futures générations. Ils prirent donc la lourde décision de le sceller après son opération, son éducation thérianthropique n'est donc plus que du vent. Voici un petit rappel pour vous, puisque lui est incapable de s'en souvenir.
Tout jeune enfant, Ewong était bien trop insouciant, au grand dam de ses parents, pour chercher à maîtriser quoi que ce fût. Il approchait cependant les enfants singe comme les autres sans distinction, et ses chers géniteurs devaient parfois rattraper ses erreurs de comportement.
Ce n'est qu'en grandissant qu'il prit conscience de sa différence avec la majorité des gens qu'il voyait. De son père, il avait hérité du petit gabarit de la couleuvre à ventre rouge, alors que sa mère était une martre à gorge jaune de même gabarit, faisant d'eux une famille bien colorée. Il devint plus sérieux à propos de son aura vers ses 7 ans et ne tarda pas à la maîtriser avec une certaine indolence. Il ne faisait ça que pour bien s'intégrer, et ses parents respectèrent son point de vue égalitaire vis-à-vis des singes.

Eux, qui se souviennent de tout, de leur enfant si souriant, s'en veulent parfois de l'avoir scellé, mais la vision d'horreur de leur enfant traumatisé à cause de gènes récessifs les aura conforté dans leur décision. La chose à faire n'est pas toujours bonne, mais si seulement leur fils voulait bien renouer avec eux, ils n'auraient plus rien à regretter.


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Ichiro Kagome
Sexy Carpette
Mar 13 Mar - 19:41
Ewoooooong ! Bon retour ♥️
Alors !!! De façon général, ta fiche est bonne ! Cependant, par rapport à la dernière fois j'aimerais que tu précises deux petites choses !


- De ce que j'ai pu comprendre, Ewong a toujours vécu à Kyushu ! Cependant, ayant un père Américain et une mère Coréenne cela serait bien de nous expliquer comment ils se sont rencontrés et surtout, comment ils en sont venus à vivre au Japon !

- On semble comprendre dans ton histoire que volontairement, tu ne parles pas de l'aspect thérianthropique de la vie d'Ewong parce qu'il a été scellé et donc, ne s'en souvient pas ! Mais il serait bien de nous en parler tout de même (l'apprentissage de son aura, les raisons de son scellement...) à un moment ! Pourquoi pas dans "Autre" si tu ne veux pas toucher à la dimension amnésique de ton histoire ? ^^

Voilàààà ♥️


Edit : C'est bon je te valide ! o/


Tu es validé(e).

A présent tu peux aller faire un tour sur le forum pour faire ta fiche de Liens, si l'envie t'en dit, puis ta fiche de Rp, qui te permettra de savoir quels rps sont en cours ou finis ou abandonnés etc.
Tu peux faire une Demande de rang personnalisé aussi, histoire d'avoir un texte différent des autres? Lorsque tu auras au moins 35 messages à ton actif cependant ! Et pense aussi à faire une Demande de logement si tu ne veux pas dormir à la rue~




___________________

Je vais te manger Invité ~
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