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Forum NC18 - Contient de la violence et de l'érotisme.
 

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Gaël Ashley Cray.

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Gaël Cray
Nouveau
Vipère péliade commune
Race : Serpentes - vipère péliade commune
Date d'inscription : 16/12/2017
Orientation sexuelle : Homosexuelle
Masculin
Messages : 3
Dominant ou dominé ? : Ambivalent
Sam 16 Déc - 20:03
Gaël Cray

Gaël Ashley Cray

« Whatever doesn't kill me had better start running. The snake will always bite back. »

Prénoms : Gaël Ashley (Ashley étant son deuxième prénom).
Nom : Cray (prononcer [kʁa’j] ou [kʁe’]).
Surnom : Simplement Gaël pour les amis, Ash’ ou Ashley pour les intimes. Il impose à ceux qui ne le connaissent pas personnellement de l’appeler par son nom de famille.
Date de naissance : 15 Février.
Age : Vingt-sept ans.
Sexe : Masculin.
Origines : Coréennes et françaises.
Orientation sexuelle : Homosexuel refoulé - ambivalent.
Emploi : Barman à temps partiel (week-end). Le reste du temps, il s'occupe de trafics de drogue via les marketplaces du Dark Web.
Groupe : Crépuscule.
Race : Serpentes, vipera berus berus (vipère péliade commune) - petit gabarit.

Identification

Goûts :

Expressions préféréesIl a tendance à souvent rajouter ce qui ressemble à un "hm" à la fin de ses phrases lorsqu'il parle. Ce n'est pas vraiment une expression, il s'agit plus d'un tic de langage qu'autre chose.
Addictions• La cocaïne qui lui donne un sentiment de toute-puissance intellectuelle et lui offre une indifférence à la fatigue et à la douleur. Les effets sont malheureusement souvent suivis d'états de type dépressif, anxieux et irritables. Sa consommation l'a rapidement conduit au craving (irrémédiable et irrépressible envie d'en consommer davantage).
• La cigarette, qui est une sorte d'anti-stresse et lui permet de se détendre.
Aime / adore• Le calme et a tranquillité qui lui offrent un réconfort et qui sont, pour lui, son moyen d'échapper au stresse et à l'agitation permanente des villes.
• La chaleur, l'été, qui lui permettent de garder une température corporelle normale et plus ou moins stable.
• Il est plutôt carnassier, ce qui signifie qu'il a une préférence accrue pour la consommation de viande animale plutôt que de végétaux.
• La musique, qui est une autre façon pour lui de fuir le stresse et l'agitation.
• Il préfère la nuit au jour. D'ailleurs, il est en général plus actif pendant la nuit et s'endort dès que le matin arrive.
N'aime pas / déteste• L'agitation qui l'angoisse et le fait stresser.
• Les trop gros bruits (armes à feu, cognements d'un marteau...) ou bruits irritants (tic-tac d'une horloge, tapotement des ongles sur une surface...).
• Le froid, l'hiver qu'il supporte très mal s'il n'est pas couvert comme il se doit.
• Être dérangé lorsqu'il estime être "occupé" - abstenez-vous, même si en apparence, il n'a l'air de rien faire.
• Les personnes excentriques et surexcitées qui lui donnent rapidement mal à la tête.
• Le contact physique qui l'angoisse à la limite de la frayeur (c.f. phobies).
• Se faire prendre en photo, il craint toujours que ça finisse entre de mauvaises mains.
PhobiesHaptophobe, il a une peur - qu'il dit irraisonnée - du contact physique, qu'il s'agisse d'une simple poignée de main ou la perspective d'un geste plus intime. Il n'hésitera pas à repousser, plus ou moins brutalement, ceux qui le touchent de n'importe quelle façon que ce soit.
AllergiesAucune de connue, jusqu'à ce jour.
ParticularitésPyromane, il a un goût très prononcé pour le feu et les incendies. Il lui arrive souvent de brûler des bouts de papier ou tout autre objet qui ne lui sert pas pour ressentir cette satisfaction de voir quelque chose brûler.

Caractère : Il n'a pas besoin de mots pour te faire comprendre de ne pas le déranger, un simple regard suffirait à pour tenir à distance. Pour sûr, ce n'est pas un enfant de chœur, le Gaël, et tu n'as même pas besoin de le connaître pour le savoir ; son air froid et méprisant en dit long dès le premier abord ; distant, introverti, discret, arrogant sont les principaux traits de caractère que tu pourras très rapidement discerner - si tu as le courage d'engager la conversation avec lui. Peut-être penses-tu simplement qu'il te montre une fausse image de lui, qu'il ne te fais pas voir qui il est réellement, mais tu te trompes. Et lourdement.

Si tu veux aller lui parler, tu te rendras bien vite compte que monsieur n'est absolument pas bavard, il se contentera de te dire ce que tu veux savoir sans entrer dans les détails. Pose-lui autant de questions que tu veux, mais s'il pense que tu ne vaux pas la peine qu'il s'intéresse à toi, il ne fera aucun effort pour daigner faire ta connaissance et, dans le pire des cas, il te fera clairement comprendre que tu le déranges et qu'il n'en n'a rien à foutre de toi.
Néanmoins, il est capable de rendre service aux autres, tant qu'il peut tirer une part de profit pour lui. Tu ne veux pas le récompenser ? Alors démerdes-toi et ne compte plus sur lui pour te filer un coup de main quand tu en auras besoin, même s'il t'est le dernier recours possible. C'est comme ça qu'il pense, Gaël ; pour lui, toute action mériterait d'être récompensé à partir du moment où il y a la présence - plus ou moins évidente - d'un ou de plusieurs efforts. Malheureusement, nous ne partageons pas tous cette façon de voir les choses, n'est-ce pas ?

Leader et manipulateur, il sait imposer ses décisions et faire respecter ses ordres, quitte à devoir menacer ou faire peur aux autres pour se faire obéir. Parallèlement, il ne se laisse pas marcher sur les pieds sans conséquences et n'hésitera pas une seule seconde avant de te faire comprendre - de manière plus ou moins brusque - de ne pas jouer au petit chef avec lui. Tu t'obstines ? Prépare-toi à encaisser les coups.
Peut-être que Gaël nous fait preuve d'un véritable complexe d'infériorité, peut-être est-ce juste sa façon d'agir avec tout le monde et tu as parfaitement le droit de penser qu'il a un comportement de gamin capricieux, de vieux grincheux ou d'un con qui ne changera jamais et pourtant, il est loin d'être le plus cruel des hommes sur Terre.

Il n'est pas du genre à montrer facilement sentiments et émotions à quelqu'un mais, aussi surprenant que cela puisse le paraître, il est très empathique, capable de se mettre à la place d'une personne afin de ressentir et comprendre ce qu'elle a pu endurer, ses expériences. Il est empathique, mais ne versera pas la moindre larme, n'exprimera pas la moindre étincelle de rage qui pourrait brûler en lui, ayant trop de fierté pour être considéré comme un fragile qui se mettrait à pleurer devant le malheur dont tu pourrais être la victime.
Et ce n'est pas, là, le seul aspect positif de Gaël au niveau de sa personnalité : le jeune homme est également très débrouillard et autonome ; la plupart du temps, il préfère agir seul et n'a pas besoin d'être soutenu dans toutes les circonstances contrairement à certaines personnes. Il lui arrive même parfois de refuser l'aide d'autrui lorsqu'il estime être en mesure de pouvoir maîtriser une situation par ses propres moyens. Calme et responsable, il s'exprime quand il le faut, mais n'hésite pas à enfreindre les règles et la loi s'il venait à en avoir besoin.





Physique : "Gaël, c'est le p'tit gars avec les cheveux violets" telle est la façon dont on pourrait te le décrire. Gaël se démarque bien des autres de part sa taille légèrement inférieure à la moyenne (aux alentours du mètre soixante-neuf), mais aussi par la couleur peu commune de ses cheveux. Naturellement châtains, il se les teint en violet. Ne me demande pas pourquoi, même moi je ne saurais t'expliquer ce qu'il lui passe par la tête pour en arriver là. Peut-être est-ce juste sa folie du moment, une passe dont il finira certainement par se lasser - ou pas.

Si ses cheveux sont ce qui lui permet de se démarquer facilement des autres, son air méprisant le rend d'autant plus unique. Il ne sourit quasiment jamais, même sur les photos. Ses yeux azures et son regard de glace soutiennent sa personnalité froide et distante ; c'est presque comme s'il était possible de prendre instantanément conscience de sa mentalité et de son caractère à travers ses iris de la couleur du ciel.
Son corps est peu sculpté ; autrefois bien marqués, ses muscles ont finit par s'estomper avec le temps. Encore visibles à l'heure actuelle, ils ne cessent de progressivement disparaître et laisseront bientôt place à une maigre corpulence. Plusieurs traces de brûlure peuvent être aperçues au niveau de ses parties génitales et de multiples cicatrices sont visibles sur son dos, son torse, à peu près n'importe où sur son corps. Son passé entier est resté gravé dans sa chair, un lourd fardeau dont il n'est plus en mesure de se défaire.

Pour cacher ses blessures, il s'habit de façon descente, très souvent en noir, sans jamais laisser la moindre parcelle d'épiderme à la vue de tous, excepté son visage et ses mains qu'il laisse constamment à découvert, puisqu'il s'agit des seules parties de son corps épargnées des marques qui témoignent d'atroces sévices.



Révélations

Relations actuelles :

* Eunji Jun (singe)29 ans, coréen, mécanicien & trafiquant de drogues sur le Dark Web - ami - Il sait que Gaël ne le considère pas plus que comme un simple ami, mais il sait aussi qu’il a une grande influence sur lui et, d’ailleurs, il ne se prive pas d’utiliser cette influence pour le pousser à plonger dans une facette plus obscure de l’existence ; c’est lui qui l’a incité à consommer sa première cigarette, lui qui l’a incité à sniffer sa première ligne de coke et ce, toujours en ne prétendant que les bienfaits que ces gestes pouvaient avoir sur son quotidien sans jamais mentionner les effets néfastes.
Têtu, spontané et entêté, il aime entraîner son entourage dans des jeux et des activités dangereuses, quitte à devoir les forcer un peu en usant de son charisme, sans toujours se rendre compte du danger qui le guette au coin de la rue.
* Min-Jae Han (thérianthrope pungsan)25 ans, coréen, informaticien sans emploi - confident & colocataire - Gaël l'appelle simplement "Jae". Ils sont souvent d'accord entre-eux, plus rarement avec les décisions qu'Eunji leur impose la plupart du temps. Ensemble, ils ne se privent pas de parler dans son dos quand ils en ont l'occasion. Min-Jae est un peu la tête pensante du groupe ; il ne gobe pas facilement la parole des autres et préfère se faire son propre avis sur telle ou telle situation.
Calme, discret et songeur, son visage ne traduit aucune émotion particulière et son trop grand sérieux lui cause parfois des soucis au sein du groupe, menant parfois à des disputes entre Eunji et lui.
* Nishi Nakamura (singe)27 ans, japonaise, barmaid - En cours.
Aiko Nakamura (singe)22 ans, japonaise, étudiante - En cours.

Les personnages précédés d'un astérisque (*) sont des PNJ qui seront parfois joués IRP, les autres ne pourront qu'être mentionnés.

Histoire : - A qui est ce sang ?
L’homme au volant du pick-up tourne la tête vers son passager dont le peignoir blanc qu’il portait en tant qu’unique vêtement était maculé du fluide vital sur plusieurs endroits, de petites tâches rougeâtres souillant le blanc uni de l’habit.
Le visiteur reste silencieux un long moment, le regard rivé sur le paysage qui défilait à travers le carreau, un profond soupir s’échappant d’entre ses lèvres. Il repense à ce qu’il a vécu dans ces bois, il repense à toutes les choses qu’il a endurées, à toutes les atrocités qu’il a pu subir. C’était comme s’il sortait enfin d’un cauchemar qu’il croyait interminable, comme si une nouvelle vie s’offrait à lui, comme s’il découvrait un nouveau monde, une nouvelle ère, comme s’il découvrait enfin la paix.

Ce comportement si calme et cette absence de réplique attisait d’autant plus la curiosité du chauffeur qui, espérant obtenir une réponse de la part de l’inconnu, avait décidé de changer de sujet, de partir sur de bonnes bases, s’attendant à gagner toute la confiance de son interlocuteur :
- Tu es d’ici ? Ton visage ne fait pas du tout asiatique.
Il pensait ne pas recevoir la moindre réponse et qu’il allait devoir poser la question dans une autre langue qu’il ne maîtrisait pas, mais il sentait bien qu’il avait piqué la curiosité de son passager. Il lui jeta un coup d’œil rapide avant d’engager son véhicule sur une autre route.
- Je viens du quartier français de Séoul.
Le passager n’en dit pas plus, il ne bouge pas, recroquevillé sur le siège depuis le début du trajet. Ses genoux sont ramenés contre son torse, fermement retenus par ses bras qu’il avait passés autour, ses mains agrippant fermement ses poignets.

- La capitale ? C’est loin, pourtant. T’es sûr de ce que tu me sors ?
Non pas que le chauffeur doutait de la véracité des propos du passager, ou même qu’il le prenait pour un fou, mais il avait bien du mal à imaginer ce type, qu’il venait de récupérer, marcher aussi longtemps sans le moindre bagage, surtout qu’il n’avait pas vraiment l’air en état de penser normalement. Il était manifestement encore traumatisé pour une raison dont il n’avait pas encore prit connaissance, mieux valait ne pas trop le submerger de questions pour le moment.
- Je sais ce que je dis.
L’homme au volant fit arrêter son pick-up sur une aire de repos. Il n’avait pas du tout l’intention d’insister ou de mettre la pression sur son passager, aussi avait-il préféré le laisser seul un moment.
- D’accord, d’accord. Je vais acheter de quoi manger. Ne bouge pas d’ici, je reviens dans un instant.
Sans ajouter un mot de plus, il détacha sa ceinture et sortit de son véhicule avant de diriger ses pas vers la supérette, à à peine quelques pas du lieu où il s’était garé.

Désormais seul à l’intérieur du quatre-roues, le passager en profitait pour somnoler, yeux clos et tête posée contre la vitre. Il n’avait pas la moindre idée de l’endroit où il se trouvait, ni-même où il se rendait, mais il savait qu’il venait d’échapper au cauchemar auquel il faisait face depuis déjà bien trop longtemps. Il essaye de se remémorer les événements passés ; depuis combien de temps n’avait-il pas revu son père ? Combien de jours, de semaines avait-il passés loin de chez lui ? Tout ce qu’il voulait, c’était rentrer chez lui, retrouver son paternel et reprendre sa vie comme avant.

Il se souvient. Il se souvient qu’il rentrait du lycée, il se souvient qu’il marchait sous un ciel d’une nuit d’encre, ses pieds faisant craquer un épais tapis de neige. Solitaire, il avait prit l’habitude de rentrer seul chez lui, uniquement accompagné d’une musique dont les notes résonnaient dans sa tête. Les quelques centaines de pas qui séparaient sa maison de son établissement scolaire ne lui prenaient qu’une dizaine de minutes à parcourir et il avait toujours pensé qu’il ne pouvait rien lui arriver en si peu de temps.

Il avait tort.

La suite des événements était floue. Il ne savait plus trop ce qu’il s’était réellement passé, mais il pouvait tout de même se rappeler d’une violente rencontre avec le sol, d’une odeur enivrante et de son esprit qui vacillait avant qu’il ne s’endorme sans qu’il n’eût été en proie à la fatigue à peine quelques secondes plus tôt.
Il se souvient s’être réveillé dans le noir le plus total, dans l’incapacité de bouger ne serait-ce que les doigts de ses mains. Il avait tenté de hurler et d’appeler à l’aide, mais quelque chose étouffait les sons, les cris qu’il tentait de produire. Ce quelque chose, il l’aurait bien retiré de lui-même, seulement, il n’arrivait pas à esquisser le moindre mouvement. Aveuglé, seul et sans aucun repère. Combien de temps allait-il attendre avant de pouvoir de nouveau retrouver l’usage de son corps ?





- Debout, là.
La voix du chauffeur le réveilla en sursaut. Avait-il dormi longtemps ? Pendant combien de temps ? En tous cas, son corps était encore lourd et il avait toujours sommeil. L’homme qu’il connaissait à peine s’était réinstallé au volant du pick-up et d’un simple mouvement de tête, il lui désigna les provisions qu’il avait ramenées pour son passager : quelques paquets de gâteaux, accompagnés d’une canette de soda dont l’itinérant s’était empressé de s’emparer.
Il y a à peine quelques heures, ce dernier se voyait déjà mort de déshydratation, sur le bord d’une route paumée au beau milieu de la campagne, alors que les charognards affamés dévoraient sa carcasse desséchée. Il chassa bien vite cette vision de ses pensées pour simplement remercier l’homme d’une petite voix. Il peinait à croire qu’enfin il était sorti de son cauchemar, il peinait à croire qu’il était en train de fuir ce qui allait sûrement rester l’un des plus sombres événements de sa vie, il peinait à croire qu’il avait enfin une chance de retrouver son père après plusieurs jours d’absence qui lui ont semblé une éternité.

Il peinait à y croire.

Le chauffeur se contentait de regarder son passager se remplir la panse. Lui n’avait pas faim et préférait fumer une cigarette, laissant le silence planer entre eux pendant un long moment. Son invité avait le don d’attiser sa curiosité : pourquoi son corps était-il couvert de cicatrices dont certaines étaient, de toutes évidence, récentes ? Pourquoi son vêtement était-il maculé de sangs alors qu’il ne semblait pas être blessé au point d’en saigner ? Pourquoi était-il si silencieux et si distant ? Que lui cachait-t-il ? L’homme se décide à prendre le risque de lui poser des questions plus intimes afin de gagner la confiance de son interlocuteur plus rapidement.
- Donc… tu viens de Séoul d’après ce que tu m’as dis... mais je ne me rappelle pas t’avoir demandé ton prénom.

Il lui répond simplement qu’il s’appelait Gaël et, contre toute attente, lui donne même son âge et ce qu’il faisait avant de se retrouver ici, perdu en pleine campagne, près d’une forêt dont il ne connaissait pas l’existence jusqu’à ce jour. Un simple étudiant de dix-neuf ans, sans ambition particulière, manifestement perdu dans l’incompréhension la plus totale des événements passés. Même s’il en mourait d’envie, Gaël ne posait aucune question à son interlocuteur. A chaque seconde qui passait, il croyait que sa tête allait exploser ; il essayait en vain se comprendre ce qui était en train de lui arriver, mais il avait l’impression qu’il manquait ou qu’il oubliait des pièces et, sans ces pièces, il n’était pas en mesure de reconstituer en détails les événements passés.
- Ecoute, Gaël… tu m’as l’air fatigué et en pleine détresse. Je ne sais pas ce que tu as enduré pour que tu sois dans cet état.
Les tracas de l’étudiant n’avaient pas échappé à l’attention que le conducteur lui portait. Finalement, la curiosité de ce dernier prit le dessus et après avoir écrasé sa cigarette à peine entamée contre la paume de sa main, il ne laissa pas une seule chance au prénommé Gaël de répliquer à sa remarque.
- Je m’appelle Eunji, Eunji Jun et je suis pas bien plus âgé que toi. Je t’en dirais plus sur moi quand tu seras reposé. Et d'ailleurs, tu m'expliqueras comment tu t’es retrouvé à Gwangju, toi qui dit venir de la capitale.

La révélation lui fit l’effet d’un coup de poignard en plein coeur. Gwangju était une ville située au Sud du pays, à plusieurs kilomètres de Séoul, il n’avait pas la moindre idée de comment ni en combien de temps il était parvenu jusqu’ici et de plus en plus de questions s’entrechoquaient dans son esprit encore brouillé : son père s’inquiétait-il pour lui ? Était-il au moins encore en vie ? Savait-il où il se trouvait ? Avait-il lancé des recherches ? Et si oui, depuis combien de jour ? Combien de semaines ? Combien d’années ? Et surtout, comment allait-il pouvoir rentrer chez lui ?
Il se posait toutes sortes de questions dont l’absence de réponses le frustrait et lui donnait envie de pleurer à la fois de rage et de tristesse, mais il n'en fit rien ; se lamenter sur son sort ne résoudra pas les problèmes qui lui étaient imposés. Il s’était contenté de froncer les sourcils, pourquoi avait-il l’impression de nager dans l’incompréhension la plus totale ?

- Je te ramène chez moi, histoire que t’aies un endroit confortable où te reposer.
Têtu et spontané, Eunji ne laissa, une nouvelle fois, pas une seule chance à Gaël de lui donner son accord avant de remettre la clé dans le contact et reprendre la route. De toutes évidences, il n'aurait même pas écouté les négociations que l'étudiant pouvait avoir à lui faire.





Des cliquetis de chaîne accompagnaient chacun des mouvements qu’il tentait de faire. Sa frustration devenait de plus en plus grande ; il avait froid, soif et il était dans l’incapacité de bouger ne serait-ce que les doigts de ses mains. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il était allongé, probablement sur un lit, en étoile, jambes et bras écartés et solidement attachés par des chaînes. Sa bouche était bâillonnée, ses yeux bandés, son corps dénudé, vulnérable et entièrement offert à n’importe-qui pouvait se trouver près de lui.
Il tirait sur ses liens au point d’en laisser des marques sur ses poignets et ses chevilles, mais il se sentait observé, souillé, en danger, prêt à se faire bondir dessus. Il réessaye de crier, mais rien ne sort de sa bouche. Ses mains, bien qu’il tente en vain de les ouvrir et d’écarter ses doigts, restent désespérément immobiles. Sa respiration se faisait de plus en plus irrégulière alors que son cœur tambourinait contre son torse. Il avait fini par cesser de se débattre en comprenant qu’il n’arriverait à rien, mais son corps tremblait ; il avait peur. Peur de ce qui pourrait lui tomber dessus à n’importe quel moment, peur de se faire attaquer sans pouvoir se défendre, peur de ce qui le guettait dans l’obscurité : peur de la mort.

- Tu t’arrêtes déjà ? Dommage, je commençais à m’amuser.
Il ne s’attendait pas à entendre une voix près de lui ; il avait toujours pensé que les prédateurs privilégiaient la discrétion afin de ne pas se mettre eux-même en danger, mais ce n’était manifestement pas le cas de celui-ci, qui, pour le coup, profitait et abusait, sans même le cacher de sa position dominante.
- Tu sais... les faibles de ton genre doivent savoir rester à leur place...
Une main glacée s’était posée sur sa cheville et remontait lentement sur sa cuisse, sa hanche, ses côtes, terminant son chemin sur sa nuque. Le corps du captif se raidit, se tend, tremble, frissonne, se crispe. Ce contact le répugne, il aimerait pouvoir y échapper et se dire que tout ce qui lui arrivait n’était qu’un mauvais rêve.
- … mais ils doivent aussi savoir se montrer utiles s’ils ne veulent pas être vus comme des déchets.

Ces simples mots avaient marqué le début d’une longue série de tortures et d’abus sexuels. Le plus clair du temps, il avait les mains menottées dans son dos et les chevilles liées entre-elles par de solides cordages. Rien n’éclairait la pièce en l’absence du maître des lieux ; il n’avait plus aucun repère, plus aucune notion du temps. Faisait-il jour ? Nuit ? Il ne pouvait qu’entendre le bruit de la pluie battante, le vrombissement des moteurs de quelques rares voitures qui passaient dans le coin. Il espérait chaque jour pour que quelqu’un vienne le chercher. Il priait chaque jour pour se sortir de cet enfer par n’importe quel moyen. Il pensait chaque jour à ce que pouvait ressentir son père, mais allait-il avoir une chance de le retrouver ?
Plus les jours passaient, moins il parvenait à différencier ce qui était bien de ce qui ne l’était pas ; si, à un moment, son ravisseur pouvait penser qu’il était trop désobéissant, il pouvait très bien prétendre le contraire à peine quelques heures plus tard. Ainsi, Gaël voyait chaque jour de nouvelles plaies sur son corps, de nouvelles traces de brûlure sur son entre-cuisses, des marques de morsure dans son cou, dans sa nuque, son passé entier était gravé dans ses chaires meurtries. Pendant longtemps, il avait pensé ne jamais revoir la lumière du soleil, il avait pensé ne jamais avoir une chance de s’en sortir vivant, il se voyait déjà mort, étalé au beau milieu d’un lit maculé de sang, éventré et égorgé, mais c’était sans compter sur une simple erreur d'inattention, une erreur qui avait coûté la misérable existence de son tortionnaire.





Cela faisait presque trente minutes que Gaël fixait l’horloge suspendue au mur entre les deux fenêtres face à lui. Il avait beau se tourner et se retourner, se couvrir et se découvrir, il n’arrivait pas à trouver le sommeil, sûrement était-il encore bouleversé par ce qu’il avait dû faire pour se sortir d’un cauchemar dont il se croyait prisonnier. Mais même s’il était parvenu à se sauver, il ne cessait de se questionner sur plusieurs zones d’ombre qu’il ne comprenait pas : pourquoi avait-il été kidnappé ? Pourquoi avait-il été emmené si loin de chez lui ? Et surtout, quel jour était-il ? Et en quelle année ? Il avait cette horrible impression d’avoir passé une éternité en Enfer.

Eunji l’avait invité à passer la nuit chez lui. La veille, pendant qu’ils dégustaient chacun une part d’un souper soigneusement préparé, ils avaient longuement discuté. Bien que ça n’avait pas aidé Gaël à en apprendre plus sur ce qu’il s’était passé, ça lui avait permis de mieux connaître celui qui l’avait aidé ;  un grand gaillard un peu paumé, apparemment sans histoire au niveau familial et relationnel, ayant suivi des études afin de devenir ingénieur en mécanique et, suite à cela, il serait parti au Japon, poussé par son instinct, où il se serait trouvé un travail de mécanicien automobile à temps plein. Un garçon plein d’ambition et qui croque la vie à pleines dents, bien que Gaël ignorait toujours la raison de son retour en Corée du Sud.
Devait-il vraiment avouer à son hôte qu’il avait tué quelqu’un à peine quelques heures plus tôt ? Il ne pouvait pas se permettre d’avouer aussi facilement ce qui ne pouvait être dit à la légère, même s’il avait agi de la sorte pour sauver sa propre vie. Il ne savait pas. Il ne savait plus ce qu’il devait faire et ce dont il devait s’en abstenir, tout était encore trop flou dans son esprit pour avoir les idées claires, mais il savait que, tôt ou tard, il allait devoir tout lui raconter.

Réfléchir et ressasser le passé lui avaient donné soif et malheureusement, il n’y avait pas la moindre bouteille d’eau dans la chambre d’Eunji, ce dernier s’étant absenté une partie de la nuit pour soit-disant régler une affaire personnelle, l’étudiant n’avait pas d’autre choix que d’aller lui-même chercher de quoi s’hydrater. Après tout, la cuisine n’était qu’à quelques mètres de la chambre, que pouvait-il lui arriver de mal à aller chercher à boire ?

- T’es qui, toi ? Et comment t’es rentré ici ?
En à peine quelques secondes, Gaël s’était retrouvé fermement plaqué contre le carrelage froid de la cuisine. L’une de ses mains était immobilisée au sol, juste au-dessus de sa tête, tandis que l’autre était maintenue d’une poigne de fer dans son dos. L’étudiant ne reconnaissait pas la voix de son assaillant qui différait en tous points de celle d’Eunji : et si ce n’était pas son hôte, de qui pouvait-il bien s’agir ?
- Lâchez-moi. Et tout de suite.
Suite à ces mots, il avait tourné la tête vers celui qui venait de l’attaquer : un semblant de colère mélangé à une once de panique pouvait se lire dans son regard. Des deux, lequel était réellement l’intrus ? L’inconnu exerça une pression plus forte sur la prise qu’il avait sur les mains de Gaël, la sensation de douleur et la frustration de ne pas pouvoir utiliser ses mains librement fit tressaillir le jeune homme. Une impression de déjà-vu fit surface dans son esprit, mais il n’arrivait pas à comprendre pour quelle raison.
- Joue pas au plus fin avec moi. Réponds à ma question.
Ces mots prononcés si froidement tintaient à ses tympans comme les cloches d’un enterrement. Que pouvait-il bien répondre à l’assaillant étant donné que lui-même ne savait plus où il en était ? Il avait l’impression d’être dans le corps de quelqu’un d’autre, d’être lui sans être lui et il avait beaucoup de mal à se dire que ce qui était en train de lui arriver était bel et bien réel. Tout lui semblait être le fruit de son imagination, tout lui semblait si lointain et pourtant si proche à la fois et cette impression de vécu le perturbait d’autant plus qu’il ne savait pas d’où elle pouvait lui provenir.
- Je ne suis pas votre ennemi. Je pourrais tout vous expliquer si vous me lâchez.

Un flash traversa les pensées de Gaël ; il avait soudainement l’impression de revivre l’épisode de son kidnapping et qu’il allait être, une fois de plus, embarqué de force dans un nouveau cauchemar - pour combien de temps, ça il ne le savait pas, ce dont il était certain, en revanche, c’était qu’il était hors de question pour lui de revivre la même horreur.
Sa panique ne cessait de croître, il pouvait sentir son cœur s’affoler dans son torse, ses doigts se crisper et sa mâchoire trembler, était-ce vraiment le début d’une nouvelle atrocité qu’il était en train de vivre ? Il ne pouvait pas se permettre d’accepter un tel destin.

Paniqué, effrayé et en état de faiblesse par-rapport à son assaillant, l’étudiant commençait peu à peu à perdre le contrôle de son aura, mais il avait beau se débattre de toutes ses forces, essayer de se tourner, de se relever, il n’arrivait pas à se dégager du poids qui le maintenait collé contre le carrelage froid de la cuisine.
- Arrête de bouger ou j'te plante !
Brusquement ramené à la réalité par ces paroles, Gaël eut le réflexe soudain de fusiller l’inconnu du regard. La Corée du Sud est un pays où la peine de mort est encore pratiquée et bien qu’il n’y ai pas eu de condamnation aussi lourde depuis plusieurs années, elle est toujours maintenue et il ne tenait pas à être le prochain pendu pour homicide et incendie volontaires.
Et ce contact, cette poigne, cette pression que son assaillant exerçait sur ses poignets lui faisait mal. Sentir un inconnu si proche de lui l’angoissait, le tétanisait même ; il se revoyait allongé sur ce lit, menotté, entièrement offert à son tortionnaire, prêt à encaisser la douleur et la souffrance qui allaient lui être infligés.

- Lâche… Lâche-moi. Lâche-moi !
Ne pas paniquer, il ne devait pas paniquer. Et pourtant, il tentait en vain de contrôler ses nerfs, de maîtriser son aura autant qu’il le pouvait. Il ne devait pas paniquer, et pourtant, il avait l’impression de recommencer un nouveau cauchemar. Il ne devait pas paniquer. Avait-il vraiment une raison de se sentir si mal ? Était-il en train de craindre pour sa vie ou avait-il seulement peur du contact de l’homme au-dessus de lui ? Il n’en savait rien, tout ce qu’il essayait de faire, c’était de ne pas paniquer, de ne surtout pas paniquer. Ne. Pas. Pa-ni-quer.

Il se demandait depuis combien de temps il avait attendu, enfermé dans cette pièce sans horloge, dont les volets étaient toujours fermés, il n’avait plus aucune notion du temps. Parfois, il comptait les secondes dans sa tête et c’était presque devenu un jeu pour lui. Il comptait les secondes par pas de deux, de trois, de cinq, de dix, il comptait les secondes comme un enfant compterait les moutons qui sautent par-dessus la clôture pour s’endormir, il comptait les secondes en se demandant si il n’était pas inconsciemment en train de faire une sorte de compte à rebours, mais pour quelle raison le ferait-il ?
Il lui arrivait de désirer mourir, de vouloir que le destin mette enfin un terme à ses souffrances. S’il en avait la possibilité, il l’aurait sûrement fait lui-même, mais avec les mains entravées par ces menottes dans son dos, il ne pouvait qu’espérer faire une crise cardiaque. S’arrêter de respirer jusqu’à manquer d’air et mourir ? Impossible, il ne tiendrait pas assez longtemps. Ne pas boire ou manger pendant plusieurs jours ? Non, l’homme qui le retenait prisonnier lui remplirait l’estomac de force s’il le fallait. Il avait cherché pendant de nombreuses semaines quel était le moyen le plus efficace pour lui de fuir cet Enfer et deux choix s’offraient à lui : tuer ou être tué.





Il a attendu, plusieurs secondes rapidement devenues plusieurs minutes, elles-mêmes changées en heures, en jours, puis en semaines. Il a patienté, un long, très long moment que l'homme fasse une erreur, analysant sans relâche le moindre de ses gestes, retenant la moindre de ses paroles du mieux qu’il pouvait. Il n’avait plus qu’un seul et unique objectif : profiter du moindre faux-pas pour sauver - ou du moins tenter de sauver - sa vie et s’échapper de ce cauchemar.
Et ce moment qu’il avait tant attendu, ce faux-pas qu’il avait tant espéré voir venir, il était là, juste sous ses yeux. Son tortionnaire, cet homme qui faisait pourtant attention au moindre détail depuis le début, avait oublié les clefs des menottes sur la table de chevet. Il avait, pour habitude, de les déposer à cet endroit avant de se déshabiller pour ne pas les oublier en sortant de la pièce. Gaël savait que ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’il ne se rende compte de la disparition de ses clés et il devait se dépêcher s’il voulait avoir une chance de s’échapper.

Ses mains tremblantes ne lui facilitaient pas la tâche. Il fait tomber les clés, plusieurs fois, il a du mal à les ramasser, mais l’idée de revoir enfin la lumière du soleil et de sentir à nouveau le vent souffler entre ses mèches de cheveux l’encourageait à recommencer encore et encore. Il peinait à trouver la serrure et c’est dans ces moments-là qu’il se maudissait de ne pas avoir des yeux derrière la tête pour voir ce qu’il faisait. Il se bat et se débat avec ses bracelets de fer, et la chaîne bruyante qui les liait entre-eux ne lui facilitait pas la tâche. Il se démène, bien déterminé à se libérer de ses liens dans les minutes qui suivaient.
Enfin, il entend ce petit bruit, ce cliquetis qui résonnait dans l’ambiance silencieuse omniprésente dans la pièce. L’étudiant sentit son cœur louper un battement alors que le premier bracelet de fer glissa lentement de son poignet et tomba, la chaîne stoppant brusquement sa chute pour le retenir suspendu dans les airs. Ce simple déclic, ce petit bruit insignifiant avait réussi à lui arracher un rictus. Gaël ne pensait plus être capable d’un tel effort après tant de jours passés dans la souffrance et la douleur et pourtant il était là, à sourire bêtement pour un rien, mais il se reprit rapidement et sans attendre plus longtemps, il libéra son autre poignet ; il ne pouvait pas se permettre de rester là une minute de plus, à profiter de cette liberté qu’il convoitait depuis son arrivée dans cette pièce, il devait s'enfuir. Et maintenant.


- Eh ! Tu m’écoutes quand j’te parle ?
Pendant qu’il se remémorait son évasion, l’étudiant s’était rendu compte que l’inconnu avait légèrement relâché sa prise, sans-doutes pensait-il qu’il ne tenterait plus de se débattre. Soit il prenait trop la confiance, soit il surestimait ses capacités physiques, soit il commençait à s’épuisait et économisait ses forces, mais dans tous les cas Gaël pouvait être en mesures de prendre le dessus sans trop de mal. Il devait réfléchir, analyser la situation, et rapidement.
- J’t’ai posé cinquante fois la même question ; qu’est-ce que tu fous chez Eunji ?
Eunji, ce simple nom le fit tilter. Alors cet homme serait une connaissance de l’homme qui l’a recueilli tantôt sur le bord de la route ? Ce ne serait pas étonnant quand on sait à quel point ce dernier est une vraie boule d’énergie hyperactive et qui n’a pas peur d’affronter l’inconnu.
- Tu es une connaissance d’Eunji ?
Gaël avait bien remarqué l’étincelle de curiosité qui venait de jaillir dans les yeux de son interlocuteur, sans doutes était-il sur la bonne voie pour tenter de gagner la confiance de ce dernier. Mais qui était-il et quelle relation entretenait-il avec celui qui l’avait sauvé quelques heures plus tôt ? Une chose était sûre ; il était sûrement assez proche de lui pour le protéger de ce qu’il pensait être une menace pour Eunji.
- Oui. Pourquoi ? Tu le connais aussi ?
- En quelques sortes.
Il ne pouvait pas lui dire dans l’immédiat ce qu’il venait d’endurer. Son hôte lui avait déjà posé pas mal de questions sur le sang qu’il avait sur lui avant qu’on ne lui offre de nouveaux habits, il l’avait également questionné sur pourquoi il traînait au bord d’une autoroute paumée en pleine campagne et à aucun moment l’étudiant n’avait mentionné l’homicide qu’il venait de commettre, il n’avait pas besoin - et n’en avait surtout pas envie - qu’une seconde personne le submerge d’interrogations.
- … Très bien... Disons que j’te fais confiance… pour le moment.
Sans demander son reste, l’assaillant lui relâcha les poignets, se redressa et s’éloigna de quelques pas. A son tour, l’étudiant s’était relevé avait profité d’un instant de silence pour détailler le visage de l’inconnu, essayant de graver chaque trait, chaque petit détail dans sa mémoire ; un jeune homme dont la racine brune de ses cheveux blond platine témoignait d’une ancienne décoloration. Ses yeux, d’un vert aux reflets marrons, étaient encadrés par une épaisse paire de lunettes noires et ses traits démontraient qu’il était probablement plus jeune que Gaël de quelques années.
Il était le parfait opposé d’Eunji et la différence d’âge entre les deux était flagrante ; d’un côté, un brun aux yeux noirs de vingt-et-un ans, plein d’ambition, de l’autre, un faux-blond aux yeux verts n’ayant probablement pas encore fini sa scolarité. L’étudiant était curieux de connaître la raison et les circonstances de leur rencontre, mais il ne chercha pas à poser la moindre question. De toute évidence, c’était actuellement lui l’intrus, alors avait-il son mot à dire ?



Toujours en cours. ~

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Comment as-tu découvert ce forum ? : C'est sa faute. *pointe Ayame du doigt* Maintenant vous allez devoir me supporter.
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As-tu lu les manga Love Pistols ? : Joker (et en plus, il y a une faute dans la question What a Face). ~
Regardé les OAVs ? : Joker. ~
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Whatever.

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Ayame Shiro
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Ayame Shiro
Ce blâme! Même pas un merci.
Bienvenu quand même!

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Matthew Anderson
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Sam 6 Jan - 13:20
Matthew Anderson
Bonjour et bonne année petit reptile~

Est-ce que ça va? Tu as encore un peu moins de deux semaines pour finir ta fiche. Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à aller voir le staff.

Bonne journée~
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Gaël Cray
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Mer 10 Jan - 11:53
Gaël Cray
Bonjour et bonne année !

Pour le délais, je sais qu'il me reste un peu moins d'une semaine pour finir, juste que l'histoire me prend énormément de temps à écrire. J'essayerais de me presser un peu pour la finir le plus rapidement possible, mais la qualité ne sera pas au rendez-vous par contre (sachant qu'en plus j'ai des horaires de cours plutôt moisies et une recherche de stage à faire, j'ai pas forcément le temps de me consacrer pleinement au forum, même si je fais de mon mieux pour poster un petit paragraphe chaque jours).

Je ferais ce que je peux pour terminer ma fiche à temps. ~~



Whatever.

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Matthew Anderson
Crocodile

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Sam 13 Jan - 13:18
Matthew Anderson
Il n'y a pas de soucis, si tu pense ne pas pouvoir tenir le délai, tu peux nous demander un mois supplémentaire!
Courage pour tes cours.~
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Gaël Cray
Nouveau
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Lun 15 Jan - 18:06
Gaël Cray
Re-bonjour,

je pensais pouvoir finir ma fiche à temps, mais je me rend compte qu'il ne me reste plus beaucoup de temps et j'ai encore trop de choses à écrire dans mon histoire... du coup, serait-il possible d'avoir un délai supplémentaire ? Je pensais ne pas avoir à en arriver là, mais j'ai plus trop le choix.

Si oui, merci d'avance. ~



Whatever.

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Ichiro Kagome
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Dominant ou dominé ? : Dominant (et parfois ambivalent forcé)
Lun 15 Jan - 21:16
Ichiro Kagome
Pas de soucis !
Ton délai a été rallongé jusqu'au 16 février ^^



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